Compilation de réclames sur la coiffure

Le XIX siècle signe les prémices de la réclame, de l’art publicitaire, il apporte un éclairage sur la vie économique et le mode de vie d’une époque, l’activité publicitaire s’est révélée rapidement comme un marché fleurissant, se développant au gré des innovations techniques et des modes artistiques.

Les publications périodiques informaient les lecteurs dans leurs dernières pages de la réclame.Voici quelques exemples de réclames et de conseils qui nous ont précédés sur la profession de la coiffure, de l’hygiène, de la beauté, elles sont tirées des différents quotidiens de cette époque. Ces réclames étaient éditées à chaque publication et pendant de longues périodes voir de plusieurs mois.

A.

Le rêve de toute femme n’est-il pas d’avoir une chevelure toujours souple, brillante et parfumée ? Pour cela il faut une extrême propreté de la tête par des lavages au shampooing, mais lorsqu’on voyage, il n’est pas toujours pas commode de faire sécher ses cheveux. Aussi recommandons-nous l’Antiseptique et la Lotion de Lenthéric. L’Antiseptique nettoie en dix minutes la chevelure la plus abondante, enlève l’odeur que les transpirations laissent aux cheveux et donne à ces derniers un parfum très frais une fois secs. Le flacon est à 4 francs.

La Lotion, très commode est en même temps très efficace pour fortifier les cheveux et enlever la poussière. Les bicyclistes devraient toujours en avoir un flacon avec eux, ainsi qu’une brosse à tête. Cela rafraîchit la chevelure, tout en faisant du bien aux racines pileuses, le façon est à 5 francs.

L’hygiène et la beauté de la chevelure deviennent de jour en jour un plus grand souci pour nos élégantes, les pellicules et la chute des cheveux qui en est la conséquence cause apporte bien des ennuis. Heureusement le remède n’est pas loin.

Att-Hârr ou essence de géranium rose, ce parfum est très rare et on se la procure difficilement même en Orient, quelques gouttes suffisent dans un litre d’eau de cologne ordinaire, donnent exactement l’odeur de la rose. Prix du tube 4 francs.

B.

Vers 1897. Les chignons sont si haut à présent qu’ils retombent sur le cou, de

jolis petites Broches retiennent sur la nuque les cheveux récalcitrants, une masse

de petites mèches rebelles, ce qui donnent un air dépeigné au moindre mouvement, cet inconvénient disparaît avec ses broches, elles se trouvent chez George 28 bd des italiens 5 francs.

Après les quelques semaines passées à la campagne ou à la mer, le teint s’est rougi et Bruni, la peau c »est écaillé et l’on est tout étonné en rentrant chez soi, d’avoir l’apparence d’une paysanne.

Eau des blondes décolore les cheveux, aux parfums agréables, à mettre simplement en se coiffant, 8 frs le flacon.

Vers 1838. Les Boudins ( que nous appelons crépons actuellement ) sont très utile à cette époque pour réaliser les coiffures en rouleaux réalisés par le coiffeur. Personne n’ignore que les femmes introduisent des morceaux de bourrelets dans les coiffures pour simuler des chevelures épaisses. Ces boudins sont plus ou moins longs et plus ou moins gros de diamètre.

Les épingles spéciales nommé “Broches Croisat” donne des cheveux créolés.

Le Bi-Borax fortifie et embellit les cheveux ; lavez vous la tête avec de l’eau tiède additionnée d’une pincée de Bi-Borax et de savon ordinaire, puis rincez à l’eau fraîche et laissez sécher ; les cheveux une fois secs deviendront plus souples, plus brillant, et plus facile à coiffer.

La Bammatricine, vendue 6 francs facilite à la fois l’ondulation et la frisure pour cheveux bruns et noirs.

Pierre Imans sculpteur et modeleur en cire spécialiste de Bustes pour salon de coiffure.

Maison Renouart a inventé des Boucles soutenues par des fils de laiton.

Les Boucles frisettes rendent les boucles des dames indéfrisable à l’humidité, inventée par Croisat, il y a 3 sortes, 1” celles qui servent à maintenir les boucles de 4 à 18 frs, 2” celles qui servent à former des bandeaux bombés 48 frs, 3” celles dites frisettes bigoudis qui servent à rouler les cheveux le soir 36 frs.

C.

Le Capi-lifére seul régénérateur des cheveux en 3 mois pour les têtes les plus chauves.

Vers 1868. Le Cosmétique de Pierlot pour conserver aux lèvres leur fraîcheur rouge carmin.

Mme Poicet, marchande de Cheveux et de postiches, 9 fbg Montmartre possibilité de recevoir un catalogue de 30 postiches avec les tarifs.

Vers 1830 création d’un chauffe fer à l’alcool, transportable de partout, très pratique, il s’appelle le Calorifer. ( Vers 1870 pour le chauffage de la maison les appareils de chauffage prenaient le nom de calorifére.)

Vers 1874. Monsieur Mazet successeur de Monsieur Vallet-Danguy, se propose de changer la chevelure brune par une chevelure blonde par son postiche, il suffit de lui faire parvenir la grosseur de la tête, il établi une Carcasse en fil de laiton et place dessus une tresse disposée de façon à bien masquer la forme des bandeaux Sur le front des cheveux frisés légèrement et très courts, l’ondulation est prolongée jusqu’aux oreilles, la quantité de cheveux doit être assez grande pour faire des nattes et des torsades, si il reste des trous placez des mèches de cheveux ondulés montés sur épingles.

Possibilité de demander le catalogue de postiches qui sera envoyé à toute personne abonnée en faisant la demande.

Le Cagliostro réparateur de la barbe et de la chevelure, d’emploi facile, il suffit de tremper le peigne dans la teinture, le passer dans les cheveux ou la barbe pour qu’ils soient instantanément revenus à leur couleur primitive, teinture végétale.

Critique de la part de quelques coiffeurs, l’ondulation classique légère réalisée au Cordon est préférable à la méthode à l’épingle car celle-ci casse trop facilement les cheveux.

D.

Vers 1834.Monsieur Léon dentiste, rue Chaussée d’Antin n°8, vend les Dents à l’unité au prix de 6 francs, pour le nettoyage de dents, 3 francs.

Le Dolcissimo negro, le kohl, le jasmin, le tfeul, le daa moa ksour sont des produits naturels obtenus de la même façon, car il est à remarquer que la parfumerie oriental tient un peu de la pharmacie, elle soigne autant qu’elle entretient la beauté. Produits importés d’orient, aux parfums tout à fait spécial et délicieux, de plus ils sont enfermés dans des boîtes qui sont à elles seules des bijoux et qui ornent de façon pittoresque la toilette de toute femme élégante.

Dolcissimo negro fait repousser les cils et les sourcils, il leur donne une belle teinte sombre. La pomme 3 francs 50.

Le Disque Poincet, petit instrument en bois s’adaptant à une table aussi bien qu’à une porte et permet de coiffer sans aide de personnes tous les postiches possibles.

Il est Déconseillé aux femmes d’utiliser certains parfums, les parfums prohibés tels que l’extrait de jasmin qui sent toujours le coiffeur et l’extrait de musc la cuisinière.

Daa moaksour, pâte dépilatoire n’amenant aucune irritation, 4 francs la boîte.

E.

Vers 1829.Quand un nombre de cheveux blancs n’est pas trop grand, une main habile peut en faire disparaître les vestiges, c’est la que sait faire avec une merveilleuse dextérité Madame Goupil, Épileuse , rue Pinon n° 16, près de l’opéra.

L’Extrait capillaire des Bénédictains du Mont Majella fait repousser les cheveux et en arrête la chute.

En 1867 découverte de Monsieur MEH Thiellay de Londres, permet de donner des reflets dorés en très peu de temps, début de la mode des cheveux blonds dorés

appelé aussi, eau de fontaine de jouvence.

Eau de virginie par son action rapide rend aux cheveux blancs leur nuance primitive qu’il ait été blonds châtains ou noirs, cette eau est aux bulbes des cheveux ce que la rosée et le soleil aux plantes.

L’Eau invisible pour blanchir la peau et enlever les taches de rousseur.

Pour la couleur de la chevelure l’Eau du serpent, redonne progressivement aux cheveux leur teinte primitive.

Pour teindre les cheveux l’Eau phénoménale, teint les cheveux à la minute en 12 nuances d’une manière indélébile, on n’achète de cette eau qu’après s’être assuré de son efficacité en apportant un échantillon de cheveux gris, rouges ou blancs qu’on fera teindre devant soi.

Au prix de 6 francs avec remise quand on en prend plusieurs, Madame Pekc, rue Saint Honoré au n° 179.

Eau Ménalophile pour teindre les cheveux, avoué par la chimie pour teindre les cheveux, favoris, moustache en noir, blond, et châtain, à la minute et sans danger, Madame Louis rue du vieux colombier n°5 paris.

L’Eau Roth-Blau-Weis arrive à l’aube de votre vie (40 ans), se laver la tête avec cette eau teint les cheveux et les fait croitre a l’instant, on peut en prendre en bain, dans ce cas il n’en faut qu’une seule goutte, Rue des fontaines à Paris, au prix de 15 francs.

Découverte intéressante, l’Eau blonde, châtain, brune, teint les cheveux et la barbe sans donner d’embarras et sans tacher le linge ni la peau, il suffit d’imprégner les cheveux en se coiffant une à deux fois par mois pour avoir une teinte égale.

Chez Croisat inventeur des teintures nouvelles, 74 rue de Richelieu, forte remise aux coiffeurs.

L’Eau Chantal teint les cheveux et la barbe, l’épilatoire Chantal enlève à l’instant même et sans retour la partie chevelue dont on veut se débarrasser

La mode de se friser les cheveux est, il faut l’avouer, désastreuse pour la santé des chevelures. Cependant comment faire ?. Il faut suivre la mode autant que possible, mais parmi tous les maux qu’elle engendre, choisir le moindre. Avec la frisure et l’ondulation au fer, incontestablement très pratique on obtient, il est vrai, des résultats immédiats ; malheureusement, ces moyens donnent aux cheveux de la sécheresse, de la raideur et un aspect mort, sinon tout à fait brûlé. La frisure à l’épingle, surtout à l’Épingle Waver n’offre pas ces inconvénients, au contraire en ayant soin d’humecter préalablement les cheveux avec l’Eau Waver, non seulement la chevelure garde la frisure et l’ondulation, mais reste soyeuse, souple et brillante. L’épingle Waver vaut 2,50 francs pièce et l’eau du Waver 4 francs le flacon.

L’Eau tonique est le parachute des cheveux, elle arrête la chute des cheveux avec une efficacité garantie, prix 3 francs.

Maison Brier, on y trouve l’Eau et la pommade Brier ainsi que la teinture l’eau du serpent, l’eau est contre la chute des cheveux.

Contre les rides le merveilleux Extraits de fleurs de lys de Bayle.

Eau de Tintoret, on obtient de jolis reflets blonds avec cette préparation de Lenthéritc appelée L’Eau du Tintoret, sans crainte de tomber dans l’exagération, c’est à dire dans les couleurs jaunes obtenues par l’eau oxygénée.

Le flacon d’Eau du Tintoret se vend 5 francs.

L’Eau Chevalier arrête la chute des cheveux, elle est à base de miel, de plantes, et de fleurs, telle est la Lotion verte, 5 francs le façon.

La chaleur et la poussière des routes et des trains encrassent la tête, font venir les pellicules et amènent la chute des cheveux. Utilisez l’Eau de la Cométe vous serez surpris des résultats, la bouteille 6 francs.

Eau tonique inventée par Monsieur Chalmin 40 rue de l’hôpital à Rouen, elle arrête la chute des cheveux et les fait croitre en grande quantité.

L’Eau Indienne a la propriété infaillible reconnue depuis 30 ans de teindre en toutes nuances et pour toujours les cheveux et la barbe.

L’Eau de Phoebus permet d’obtenir le blanc cendré, le blanc aurore, le blanc doré.

L’Eau de quinine de Pinaud arrête absolument la chute des cheveux.

F.

Découverte de Monsieur Croisat, coiffeur rue de l’Odéon à Paris, par un procédé ingénieux il réalise des Fleurs en cheveux sur de longues épingles, la réalisation de fleurs artificielles en cheveux était en parfait accord avec les sentiments de l’époque, elles étaient placées dans la coiffure à l’emplacement des touffes, soit en dessous ou en dessus du peigne ou entre les noeuds de cheveux.

Publiait par le quotidien “Petit courrier des dames” le 10 novembre 1836.

G.

La Gowland, lotion de Guerlain, la merveille des temps modernes, qui lutte avec audace contre les ardeurs du soleil et efface victorieusement les traces de son passage.

Vers 1848. La Graisse d’ours, de chameau, de panthère, produit des cheveux blonds et celle du chacal en fait pousser partout.

Garmêche, rougit les gencives et donne du brillant aux lèvres la boite 1 francs 50.

Postiches en branches gris naturels, choix de jolis Gris assortis depuis la quart de blanc jusqu’au 3/ 4 blanc.

H.

Au Palais royal des cheveux de 3 mètres de long faits à la mécanique et filés à Lyon, les enfants appelait la chose “de Huges”.

Huile philotrique, liquide à 4 francs, la gelée brillantine à 4 francs, buste en cire avec cheveux implantés de 50 à 90 francs par Monsieur jules Allix, breveté, rue Hauteville au n° 33.

Henné, il donne aux cheveux une belle teinte acajou en poudre, la livre 5 francs, en feuille 2 francs.

Hygiène de la chevelure par le massage et les lotions spéciales de madame Cornioley 11 bd bonne nouvelle à Paris.

I.

Monsieur Brackman coiffeur breveté d’inventions, propose un peigne sans dents, ou “l’Invisible”, pour faciliter la pose des fausses nattes de devant et autres cheveux postiches invisibles, 3 rue Rameau, Paris.

J.

Jasmini Pommade de jasmin pour passer sur le visage et les mains, parfum délicieux, 2 francs 50.

K.

Le Kohl excellent pour la vue donne de la force aux cils, allonge les yeux, prix du flacon avec le bâtonnet 3 francs 25.

L.

Vers 1863. Pour être jolie il faut avoir un teint rosé, par le pouvoir du Lait antiphélique de Caudis, la teinte brune répandue sur votre visage par un air trop chaud disparaîtra.

La Lustrine pour rendre la boucle brillante.

M.

Le Mélanie-Kun, le roux est mal vu, le public réprouve cette couleur, ce produit nourrit les cheveux, les entretient, leur donne du moelleux, de la souplesse, et par dessus tout l’olivalite, si vous en mettez peu la moitié des cheveux seulement change de couleur. ( olivate = couleur de l’olive, la couleur de l’adolescence ).

Pour admirer de délicieux postiches il faut se rendre à ” la Mine des chignons” rue de abbesses n°4.

O.

Mademoiselle De la Torchére fabrique toutes sortes d’Ornements en fleurs les plus fines et les vend à un prix fort inférieur à ceux que l’on paye habituellement, mode des noeuds de coiffure, vends des filets de front en cheveux naturels et des albums de travestissement.

Vers 1840. Un Ornement en or ou doré, orné de perles, de corail ou autre pierreries montées. Il s’adapte indistinctement soit comme peigne a papilloté ou objet de luxe, il attache les fleurs, les plumes sans épingles, fixe les faux cheveux courts ou longs, on le trouve chez Monsieur Brackman, coiffeur, rue rameau n° 3

L’Ondulation au Waver ou au Flou Flou permet de faire des ondes aussi larges qu’on le désire suivant l’épaisseur de la mèche employée.

L’Officine de Monsieur Ch Poinat rue du faubourg Saint Honoré au n° 9, propose des cheveux lisses, frisés, crêpés, des raies d’implantation chair pour les perruques hommes et femmes, des bandeaux, des tours, des chignons, du tulle cheveux, des tresses à perruques, des teintures, des soieries, des filets, des boîtes à houppes, des houppes, des boîtes en bois, en métal, en carton, des pommades, des bols à barbes, des bâtons à tresser, des bigoudis et têtes en bois, des brosses à bandoline, a poudre de riz, a brillantine, à peigne, des peignes en écaille, des aiguilles en ecaille, des rasoirs, des cuirs a rasoir, des ciseaux, des épingles à cheveux, des fers à ondulation, a friser, a papillotes, à 5 branches, ronds, des portes chignon, des fourneaux a esprit de vin, à gaz pour l’eau et les fers, des étuves pour l’ondulation et la frisure, l’eau de Phoebus pour dorer les cheveux, de l’eau Arménienne qui est une teinture progressive, et la teinture Poinat pour teindre à la minute.

P.

Vers 1830.La Pommade du lion, Monsieur Croizat, vend la pommade du lion. Le lion de la porte Saint-Martin a été donné par Monsieur Van-Amburg, ayant fait retirer toute la graisse de cet animal Monsieur Croizat peut offrir la véritable Pommade du lion pour préserver la chute des cheveux. Cette graisse s’emploie le soir, la chaleur de la nuit facilitant la transpiration fait qu’elle pénètre dans le cuir chevelu et fortifie la racine des cheveux, le pot 3,50 frs, la douzaine 30 frs.

La Pommade du cygne de Monsieur Crouzatier, rue vieille du temple n° 83, le brillant qu’elle donne à la chevelure lui a valu une réputation honorable parmi nos confrères.

Vers 1833. Pour affûter le rasoir, les Pierres factices du Sieur Gervuis, chimiste, il suffit de passer 4 fois le rasoir sur les pierres factices pour lui donner le fil le plus parfait. Le prix est variable suivant le nombre de 6 francs a 4, ou 2..

Vers 1839. Coiffure exécutée sans le secours d’épingles grâce au Nouveau Peigne de l’invention de Monsieur Pujet, invention nouvelle a l’aide de ces peignes on peut faire des coques, des nattes, des torsades, sans avoir recours aux épingles, ils soutiennent la frisure des cheveux, on peut monter les touffes d’une manière invisible, Monsieur Puget breveté, rue des francs bourgeois, 25, au Marais.

Monsieur Aubert vient d’inventer un Peigne a double avantage, il empêche les chapeaux des dames de se jeter en arrière et par sa forme gracieuse est un bel ornement pour la chevelure.

Vers 1842. Invention de Mr Puget du Peigne démêloir constitué de lame fine s’insérant entre les dents du peigne pour enlever la crasse qui d’habitude va se loger au fond de la denture.

Vers 1844. Pour retenir les cheveux nos élégantes ne veulent plus de peignes ornés d’incrustations, la contrefaçon a compromis cet article, la maison Gauvard n’établit plus que des Peignes d’écaille unis, d’un petit modéle, on sait que l’écaille véritable est inimitable, chaque peigne à titre de garantie porte l’estampille du fabricant.

La Pommade Mao-Reha, la pommade des Francs à base d’huile de castor et d’huile de Madagascar.

Vers 1849. La Pommade du chamois pour les personnes qui en continuent l’usage peuvent avoir l’assurance de conserver leurs cheveux jusqu’au tombeau.

Beauté et conservation des cheveux, Pommade Philocome de la société hygiénique, préparation onctueuse et fondante, rend les cheveux brillants et souples, les faits épaissir et les empêche de tomber.

Vers 1851. Monsieur Renouard est l’inventeur des Peignes qui proportionnent et harmonisent la coiffure a la forme du visage, ces peignes sont fixés sur des boudins qui possèdent un lien à l’arrière pour se nouer et des peignes à l’intérieur des boudins, on peut les trouver de différentes grosseurs et de différentes longueurs. Les tendances de la mode a cette époque permettent de réaliser la coiffure Marie Stuart, la coiffure Chambord ou faire des bandeaux.

Monsieur Mazet, posticheur mais aussi photographe, adore prendre ses postiches en Photos, il habite 1 et 3 place des petits pères, Paris, il est aussi marchand de cheveux.

Les femmes rentrent de vacances, l’eau de mer encolle les cheveux et leur donne un odeur fort désagréable et toute particulière, il faut pour prendre un bain de mer se couvrir la tête d’un bonnet en caoutchouc puis après les laissés libre, si vos cheveux sont mouillés par l’eau de mer il faut après les avoir sécher les nettoyez entièrement avec de la Poudre de riz jetée en grande quantité et brosser ensuite la tête.

La pommade Phifocome veloutée de l’inventeur Grandclément pharmacien à Orgelet, jura, contre la chute des cheveux, pellicules, croûtes, démangeaisons, et toutes les infections du cuir chevelu même les plus invétérées, résultats certains et inespérés, pas de charlatanisme ; franco de port contre 2 francs ou 2,10 francs en timbres.

Nous conseillons d’abord de bien brosser la tête soir et matin et de passer ensuite avec une brosse douce une bonne lotion, faite de macération de plantes, lotion tonique qui fortifie la racine des cheveux en faisant disparaître les pellicules.

Pour les peaux sèche la crème neige, la Pâte Calidermique donne de la fraîcheur au teint.

La Poudre veloutée, poudre de riz porphyrisée.

La lotion Préciosa Violette de Pinaud enlève radicalement vos pellicules violette.

La Pâte et le Savon des Prélats qui se complètent pour donner aux mains une exquise douceur et en effacer toutes les cicatrices même anciennes.

Madame une petite moustache donne quelquefois du piquant, sans jeu de mots, si cela vous déplaît trop l’emploi de la Pâte Épilatoire Dusser est tout indiqué.

La Pommade du cygne de Monsieur Crouzatier, rue vieille du temple n° 83, le brillant qu’elle donne à la chevelure lui a valu une réputation honorable parmi nos confrères.

La Poudre Capillus dont le secret de fabrication appartient à la parfumerie Ninon, 31 rue du 4 septembre. Sans mouiller aucunement la tête, cette poudre rend à la chevelure la couleur perdue, elle se vend en boite de 5 et 8 francs. A votre demande joignez une mèche de cheveux pour en indiquer la nuance.

R.

Mrs Croisat monte chez lui un atelier pour la fabrication du tulle chevelu a raison de 1 franc 50 le pouce carré ainsi que des Raies Transparentes de 8 à 10 francs, des épis de finition à 2 francs 50.

Vers 1852.Pour enlever les feux du visage rien ne vaut la Rosée Orkilia de Leuthéric.

Les nouveaux Ressorts anglais qui peuvent se courber au moindre coup de pouce, d’une grande légèreté pour les tempes et les oreillons des perruques chez guillaume boulevard des italiens n°22.

S.

Le Savon Épilatoire pour enlever la barbe en 4 minutes et sans danger, 6 frs

Vers 1836. Le nouveau Savon d’Orangerie, l’hygiène et la toilette rendent obligatoire l’emploi de savons, le nouveau savon d’orangerie élaboré par Monsieur Violet avec le fruit de l’oranger.

La Sebkha est faite de simples, fabriqué avec des plantes triturées et cuites.

Tout le monde sait la difficulté qu’il y a à trouver une teinture noire ou brune qui soit sans danger. Celle-là est employée depuis des siècles dans les harems, ou les femmes n’ont jamais de cheveux blancs. Cette célèbre teinture noire ou châtain foncé pour les cheveux et la barbe, ne laisse aucune trace sur la peau, elle teint immédiatement la chevelure sans passer par le vert ou le jaune, ne poisse pas et s’appliquent seulement deux fois par an, inoffensif et d’un résultat infaillible, le pot suffit pour une teinture, 15 francs.

Une autre préparation des meilleures pour rendre soyeux, brillants sans les graisser les cheveux et la barbe, c’est la Soupline, il ne détériore en rien l’émail des cheveux ; il en relève au contraire l’éclat. 3 francs le flacon.

Écorce de Souêk, blanchit et fortifie les dents, 50 centimes.

Le savon aux Sucs de laitue et la poudre adoucissante de fleurs de riz à la fraise

Aux personnes Sourdes, fabrique d’instruments acoustiques forts légers imperceptibles, Maison Louis, rue du vieux colombier, n° 5..

Vers 1864, la maison Feg rue poissonnière, 53, vend des Sous bandeaux, des coques, des chignons en une seule coque, des cache peigne frisés, des rouleaux crêpés en crin, de la crème impériale, de la teinture très supérieure opérant en 4 jours, de la poudre blonde, d’or, d’argent, de diamant, crayon pour les yeux ,des filets invisible.

Un salon possédait une salle spéciale pour la teinture instantanée des cheveux et des barbes.

T.

Mrs Fichot coiffeur, passage de l’opéra, galerie du Baromètre, n° 21, propose un Tulle de Postiche qui a l’avantage d’être d’une grande légèreté, les cheveux n’étant pas cousus ils prennent tous les mouvements des cheveux naturels.

Monsieur Croisat peut vous fournir en Tulle cheveux à raison de 1 fr 50 le pouce carré ainsi que des raies transparentes. Ne pas confondre ces raies avec celles en gros de naples car avec le tulle plus une personne est chauve et plus le postiche paraît naturel.

LeTulle filet sans élastique, tulle diaphane et ingraissable vendu par mètre, 14 centimes .

Les Touffes de Frisures Elastico-indéfrisables. L’invention a été présentée à l’exposition de 1844 où elle a obtenue la Mention Honorable sous le numéro 3949. Elle a été publiée dans le journal des coiffeurs et dans les quotidiens.

Les boucles élastiques de son inventeur Mr Croisat, coiffeur breveté, rue des fossés, montmartre, n°3.

La récente création des touffes élastiques qui par un jour de pluie ou de manque de temps ou pour une sortie dans les plus bref délais peuvent tiré une femme d’embarras en remplaçant instantanément et avec une parfaite illusion les coiffures naturelles.

La frisure rendue indéfrisable à l’humidité et aux coups de vent par la frisure élastique, joue si bien le naturel qu’aujourd’hui on les emploi non seulement en touffes montées sur peigne pour garnir le dessous du bonnet ou du chapeau mais encore on les entremêle aux boucles naturelles afin de les empêcher de se défriser, ce qui fait les délices des jeunes femmes qui ne sont plus défrisées en rentrant du bal qu’en partant de leur salon. Montées en 2, 3, 5 branches selon leur grosseur ainsi que sur ressorts, frisures et boucles cylindriques sans tête et sans cannetille, “cannetille = qui est un fil d’or, d’argent, de cuivre etc qu’on emploi dans les broderies “. Les boucles cylindriques imperméables peuvent être montées sur des tours, des petits peignes.

Prix des boucles détachées les 12 paires 18 francs, longues et fortes, 24 francs, à 2 boucles 30 francs, anglaise a 3 long tire bouchons 42 francs.

La Teinturine pour la coloration des cheveux et de la barbe en blond cendré, châtain foncé, châtain clair, blond foncé, roux, en brun, garantie exempte de mercure, de nitrate, d’argent, cette liqueur s’applique à l’aide d’une petite brosse au fur et à mesure que les cheveux poussent, ne teint pas le linge, ni la peau, et possède une odeur agréable, inventée par Croisat.

Le café Tintorial crée par Croisat 1860, café délayé dans de l’eau de vie, on l’étend sur les cheveux et la barbe, on le garde pour le blond 40 minutes, 60 minutes pour le châtain, 80 minutes pour le brun et 100 minutes pour le noir,

6 francs la boite avec le pinceau.

Le Tbhoori-hack-louch est un blanc liquide qui ne flétrit pas la peau, il ne renferme ni cette horrible céruse, ni ce blanc de zinc dont l’emploi est la base des fards européens. Il remplace la poudre de riz que les mulsumans éprouvent. On en met deux trois gouttes dans de l’eau et on le passe sur le visage et on le laisse sécher. Alors on obtient un beau teint lisse et frais et la peau reste douce. Prix du flacon 3 francs 75.

Monsieur Caumont qui a l’honneur d’être le seul coiffeur de SM l’Empereur Napoléon III à créer une Teinture dont les résultats sont infaillibles et sans danger, ne tache pas ni la peau ni le linge, mais aussi une lotion pour la chute des cheveux, chaque flacon de teinture contient une couleur différente depuis le blond le plus clair jusqu’au noir le plus foncé.

Vers 1873. Coloration des cheveux aux blonds et aux blondes la Teinturine pour la coloration des cheveux et de la barbe en blond cendré. Pour les cheveux châtain foncé, châtain clair, et en blond pour les roux.

Vers 1850. La Teinture est une liqueur agréable, une sorte de bandoline qui s’emploie sans aucun apprêt antérieur, ni fatiguant, il suffit d’en mettre en se couchant et cela 1 à 2 fois par mois, le flacon 5 francs.

Le Talisman pour cheveux gris, blancs ou décolorés, ils sont rendu a leur nuance primitive, eau absolument inoffensive, est délicieusement parfumée, n’empêche pas de friser.

La Torréa empêche les cheveux blonds de foncer et blondit les bruns ; ce produit fait avec des plantes aide à la frisure et ne tache pas la peau, cette teinture blonde est uniquement faite avec des plantes, elle teint progressivement, prix du flacon 5 francs.

Le Tfeul, terre savonneuse pour se laver le visage, le corps et la chevelure, s’emploie dans le bain, enlève radicalement le hâle et rend la peau douce et blanche, la livre 4 francs.

Vers 1843 Madame Deshaie a fait une étude sur les diverses Teintes du cuir chevelu pour établir le tulle des perruques de manière à jouer le naturel à l’égard des raies de chair et des finitions, les prix varient suivant la largeur de la raie.

Le Taa-hamir est une poudre rose très fine pour raviver le teint, il remplace le rouge ordinaire et ne contient aucun principe nuisible. Prix de l’oeuf 2 francs 50.

Tmeurtina, gomme dépilatoire spéciale pour le visage, le duvet des lèvres etc, très recommandé, 6 francs 50 la marmite.

Il était conseillé plusieurs mélanges pour Teindre les cheveux, en noir, en blond, des onguents pour noircir les cheveux et la barbe, de l’eau pour noircir les sourcils, les paupières.

Les produits pouvant servir aux mélanges étaient variés, tel que, de l’huile de tartre, de la lessive de sarment, de la racine de bryone de chélidoine, de curcuma, du safran des indes, du lys, du bouillon blanc, du sticas jaune, de genête, de millepertuis, des racines de polypode, de gentiane, d’eryngium, de réglisse de gaude, de la sciure de bois, de la rhubarbe, de l’huile de costus, de myrrhe, feuilles de noyer, de laudanum de la noix de galle, de l’huile d’olive de l’orange séché, du vitriol vert, de la gomme, de la limaille d’acier, de la litharge, de la chaux vive, du plomb brûlés, de la poix-résine.

Certains mélange était annoncé dans les journaux comme teignant à la minute.

V.

Le Vinaigre de Vénus, astringent mystérieux qui raffermit les chairs, à l’usage du sexe, 10 frs.

Le Vetikra se fait de la façon la plus singulière avec des graines de pastèques, des jaunes d’oeufs séchés, de la cannelle, de la fleur d’oranger, des pois chiches de l’eau de rose, etc, bref plus de vingt choses différentes que l’on laisse cuire pendant trois mois, poudre blanchissant la peau ; se met dans l’eau de toilette, 2 francs 50 la boite.

Vers 1869. Le Vinaigre de Violette est l’agent le plus actif de la régénération de la peau.

Z.

Zit-el-ben, est une huile parfumée pour faire pousser les cheveux et les rendre brillants et souples, le flacon 2,50 francs.

Dans les revues de coiffures on trouvait des conseils, des explications techniques pour les professionnels.

B.

“ Pour réaliser un boudin il prend un rouleaux de Napolitaine sorte de tissu de laine de mérinos très lisse et taille des rouleaux en biais à l’aide de modèles qui doivent avoir en largeur trois pouces au centre et un pouce par les bouts. L’étoffe ainsi taillée il réunit les deux bouts et on les coud, ensuite le coiffeur retourne le fourreau pour que ladite couture se trouve à l’intérieure pour obtenir un dessus lisse. Ensuite il introduit à l’intérieur de ce tuyau de la laine cordée au moyen d’une baguette et il termine par deux oeillets aux extrémités. L’une des extrémités a été cousue au début pour empêcher la laine cordée de sortir. Il choisit la longueur du boudin suivant la coiffure qu’il veut réalisée Pour rendre le boudin plus ferme et qu’il garde une forme précise. Ensuite il introduit dans le fourreau un fil de fer étamé en taille douce “ il peut se tordre dans toute les formes sans casser” ce qui permet au coiffeur de faire des volutes de toutes les formes qui ne se défont pas. Pour les femmes de cette époque les rouleaux sont la grande mode.”

Vers 1868. Bâtonnet d’ivoire Un coiffeur parisien nommé Léon Hugot, invente une technique, il s’agit d’enrouler les cheveux sur un bâtonnet d’ivoire que l’on enveloppe de papier avant de les chauffer telle que l’ancienne papillote. IL était invité dans les concours de coiffures on pouvait le voir sur une estrade au milieu de la pièce pour que les spectateur puisse bien voir réalisé sa démonstration, son bâtonnet est une tige et l’on entoure les cheveux comme le réalise les marins qui tourne autour d’un bois une fois en haut puis en bas et ainsi de suite.

D.

Vers 1868 explications pour les coiffeurs.“ Dents à l’eau Certaines coiffures présentent sur le front des sortes de vagues angulaires non courbes, cela s’appelle des dents à l’eau. La coiffure en dents est une coiffure à l’eau, la chevelure est mouillée et pommadé à discrétion, le coiffeur jette les cheveux en arrière puis avec le peigne il ramène les cheveux sur l’avant par petites portion pour former des dents, des pointes sur le front, deux

inconvénients l’été la chaleur fait fondre la pommade et l’hiver le froid donne le rhume de cerveau, les dents formées doivent être très prononcées sur le front.”

E.

Vers 1847. Épingles ondulatrice Le coiffeur se sert d’épingles à deux branches appelées épingles ondulatrices ou plus couramment fourches. Ce sont des épingles à deux branches droites, l’espacement entre les deux branches peut être différent, plus ou moins espacés ainsi que la longueur des branches, elles sont appelées par un numéro différent , les petites fourches n°1 donne une frisure nerveuses, les fourche très espacées n¨2, grand modèle donnent une frisure souple, des vagues très large, le but des fourches est de servir de moule aux cheveux pour leur donner une forme plus ou moins vaguée, les cheveux sont enroulés alternativement autour des branches.

M.

Vers 1847 création de la Mécanique à implanter les cheveux avec le pied, inventée par Croisat, 74 rue de Richelieu, cette mécanique est montée sur un établi, Elle est construite en fer, acier et cuivre et est employée avec le plus grand succès à la confection des raies lisses, croisées, diplorisées ou collées. Elle sert à établir avec une grande précision les épis, les raies à toupets, les toupets entiers et les caches folies.

Cette mécanique permet de faire de l’implanté très fourni, moyennement ou très léger, elle ne fatigue nullement la vue, elle est très appréciée, son prix est de 2000 frs, en modèle de luxe pour la vitrine 2150 frs.

N.

Néo, préfixe signifiant nouveau. Ferra, fer. Néo-Ferra, nouveau fer. Le plus grave inconvénient du fer à papillotes c’était de brûler le front, la femme se protégeait avec soit du papier, un démêloir, une couverture de livre, c’est pour cette raison que Monsieur Charpantier et Paul ont inventé Néro-Ferra.

Ce sont des chevilles ou des palets que l’on fait chauffer a la place du fer, une fois chaudes on les incorporaient dans le fer ce qui communiquaient à l’instant sa chaleur au fer et on pouvait friser de suite.

Voir. Coiffures historiques ,” Le Napoléon de la coiffure “.

P.

Vers 1837, des rumeurs circulaient sur une mise en doute des Prospectus pompeux proposés par des coiffeurs et des parfumeurs sur l’efficacité de mille cosmétiques.

R.

Vers 1849. Les Rouleaux Métalliques, sur un bâton de bois de 90 cms de long, on enroule en spirale un laiton léger que l’on recouvre de tulle de modiste, ceci fait on coud sur toute la longueur du bâton une tresse faite avec des cheveux frisés de 35 cm, après quoi, a l’aide d’une brosse on tourne, on enroule les cheveux sur le bâton, ensuite on retire le bâton que l’on tourne en colimaçon. Le résultat est un rouleau de cheveux rigide, armé, creux à l’intérieur, léger de diamètre identique pouvant être courbé au désir du coiffeur suivant la coiffure a réalisée, ( travail du coup de peigne).

S.

Vers 1853. Le Séparateur inventé par Croisat est admirable par la vitesse de la régularité qu’il apporte dans le tirage des raies, il est toujours difficile de faire des raies droite, des raies cintrées. Il existe un séparateur pour les raies droites, pour les raies à l’anglaise, un pour les raie médiane. Il peut y avoir des raies longues de 18 cm. Un séparateur entier prend d’une oreille à l’autre.

Le séparateur à l’Impératrice fournit plus de cheveux en arrière des oreilles et dont on se sert pour toutes les coiffures à bandeaux fuyant et cachant le haut de l’oreille.

Mr Lenthéric coiffeur est à l’origine du Séchoir.

T.

Les Touffes de Frisures Elastico-indéfrisables. L’invention a été présentée à l’exposition de 1844 où elle a obtenue la Mention Honorable sous le numéro 3949. Elle a été publiée dans le journal des coiffeurs et dans les quotidiens.

Les boucles élastiques de son inventeur Mr Croisat, coiffeur breveté, rue des fossés, montmartre, n°3.

La récente création des touffes élastiques qui par un jour de pluie ou de manque de temps ou pour une sortie dans les plus bref délais peuvent tiré une femme d’embarras en remplaçant instantanément et avec une parfaite illusion les coiffures naturelles.

La frisure rendue indéfrisable à l’humidité et aux coups de vent par la frisure élastique, joue si bien le naturel qu’aujourd’hui on les emploi non seulement en touffes montées sur peigne pour garnir le dessous du bonnet ou du chapeau mais encore on les entremêle aux boucles naturelles afin de les empêcher de se défriser, ce qui fait les délices des jeunes femmes qui ne sont plus défrisées en rentrant du bal qu’en partant de leur salon. Montées en 2, 3, 5 branches selon leur grosseur ainsi que sur ressorts, frisures et boucles cylindriques sans tête et sans cannetille, “cannetille = qui est un fil d’or, d’argent, de cuivre etc qu’on emploi dans les broderies “. Les boucles cylindriques imperméables peuvent être montées sur des tours, des petits peignes.

Prix des boucles détachées les 12 paires 18 francs, longues et fortes, 24 francs, à 2 boucles 30 francs, anglaise a 3 long tire bouchons 42 francs.

Il était conseillé plusieurs mélanges pour Teindre les cheveux, en noir, en blond, des onguents pour noircir les cheveux et la barbe, de l’eau pour noircir les sourcils, les paupières.

Les produits pouvant servir aux mélanges étaient variés, tel que, de l’huile de tartre, de la lessive de sarment, de la racine de bryone de chélidoine, de curcuma, du safran des indes, du lys, du bouillon blanc, du sticas jaune, de genête, de millepertuis, des racines de polypode, de gentiane, d’eryngium, de réglisse de gaude, de la sciure de bois, de la rhubarbe, de l’huile de costus, de myrrhe, feuilles de noyer, de laudanum de la noix de galle, de l’huile d’olive de l’orange séché, du vitriol vert, de la gomme, de la limaille d’acier, de la litharge, de la chaux vive, du plomb brûlés, de la poix-résine.

Certains mélange était annoncé dans les journaux comme teignant à la minute.

Artiste en cheveux

les ornements représentés, ancre, arbre ,arbre pleureur, boutons, bracelet emastique, couronne de fleurs, couronne d’honneur croix, corne b’abondance, cheveux cousue sur soie, fleurs, initiales, lettres, immortels, monogramme, noeud, nis avec oeufs ,poudre de cheveux, pendants d’oreille avec goutte ,avec clef de montre, plantes ,sarments de feuilles, , de lierre ;,tresse en poil d’éléphant tuyau de cheveux

les sujets assiette décorative, arbre généalogique, boite de poudre, boite avec tresse inincrustés, broche, bracelet, bouquet de fleurs, bague, avec chaton ,broche avec marqueterie, boucles d’oreille

composition sous clochede verre, carte postale avec coiffure en cheveux, chaine de montre, collier, cordelette ,extrairt de baptéme, jarretiére, marqueterie, médaillon, pendants d’oreille, parure de mariée, petit bois, rubans, ruban de goitre, tableau,

Autre finalité que la coiffure

La broderie et les ouvrages en cheveux

A cette époque les coiffeurs pratiquaient une autre finalité aux cheveux par la réalisation de compositions sous cadre ou des broches, ceintures, cordon etc ….

Le travail du cheveu autre que la coiffure remonte loin dans le temps, la broderie avec des cheveux était pratiquée depuis le Moyen Age en Angleterre ainsi qu’en France et en Europe. Au XIXe siècle elle devenaient courante et atteignait son apogée sous la Restauration. Elle était pratiquée par les femmes et les religieuses. La réalisation se faisait à l’aiguille au passé plat, le plus souvent sur de la soie, technique permettant de voir le travail identique des des deux côtés.

Le travail des religieuses portaient sur de la broderie des cheveux avec des fils d’or, les deux travaillés ensemble pour apporter plus de résistance au fil d’or et au feu.

Pour la femme donner un mouchoir brodé avec les initiales de la personne était un présent précieux et rare, signe d’amitié, de souvenirs, d’amour. La broderie se pratiquait le plus souvent sur un mouchoir, du linge, on brodait souvent des initiales, des coeurs, des guirlandes, des fleurs avec toujours une idée sentimentale.Ce travail réalisée par une autre personne n’avait pas un rapport sentimental.

Comme pour l’homme recevoir ce présent était le signe d’une grande affection.

Endroits où l’on peut voir des travaux en cheveux,

À Fontenay- le-chateau, village vosgien, l’effigie du Christ , de la Vierge et des Saints possèdent des cheveux.

Au Musée du Bas Préau à Rueil Malmaison, il possède sur le couvercle d’une boîte les lettres N C (Napoléon Consul) réalisé avec les cheveux de Joséphine (offert par Napoléon à Joséphine).

Au British Muséum, une bague imitant une agate à inclusion de mousse de 1800.

Originalité visible en Autriche à Vienne, dans la cathédrale Saint Étienne, (Stephansdom) , à l’intérieur dans l’angle nord-est se trouve un Christ en Croix du XVme siècle dont la barbe est faite de vrais cheveux.

A Gênes on peut voir un reliquaire contenant quelques mèches de cheveux de Lucrèce Borgia dans un présentoir rectangulaire en malachite, vers 1873

A l’Hôtel Dieu de Louhans Chateaurenaud un enfant Jésus en cire avec une implantation de vrai cheveux

Le grand duc Constantin porte au poignet un bracelet en cheveux de la grande duchesse Alexandra sa femme

Le musée de Colmar possède un tableur de forme rectangulaire de 1792? représentant de chaque côté une rangée d’arbres, au centre se trouve une trouée donnant sur pièce d’eau ayant en son centre une île avec un temple. Sur le côté gauche du tableau, sur le cadre est attachée une longue et fine mèche de cheveux qui se termine sur le toit du temple. La mèche traverse la moitié du tableau, en soulevant la mèche on soulève le temple qui laisse apercevoir le tombeau qu’il contient, peut être celui de Jean Jacques Rousseau sur l’île des Templiers à Ermenonville.

La mèche de cheveu appartient à Caroline Pfeffel XVIII.

Les trésors d’Alsace éditeur.

A Ajaccio on peut voir l’arbre généalogique de Napoléon à la Maison de Napoléon, ce tableau a été réalisé par Elise Polazzi de Corte.

Le travail de la broderie s’est enrichi par les ouvrages en cheveux.

Depuis la fin de de Louis XVI et pendant tout le 19e siècle un artisanat peu connu se développe le travail d’ouvrages en cheveux. Peu développé a la fin du 18e siècle il prit de l’ampleur après la révolution et pendant toute la première moitié du 19e siècle. En allemagne le tressage des cheveux débuta en 1822

Un ouvrage en cheveux est une composition qui demande beaucoup d’adresse et de savoir faire, pour l’assemblage d’un grand nombre de cheveux. Sont réalisés pas seulement tous les événements de la vie, les pieux et les tendres souvenirs du vivant, des intentions sentimentales, bouquets d’hymen, tableaux avec les cheveux de toute la famille, tableaux nécrologique, portraits en cheveux toute espèce de paysages, compositions formant des rébus à déchiffrer , tabatières, tableaux ,des tresses, des cheveux tissés, des anneaux de guerrier portant leurs chiffres, des devises, des dates, des noms , des bijoux, broches, bourses, broderie, bracelets, boucles d’oreilles, bagues, breloques, cordons variés, colliers, cordons de montre chaînes de gilet, chiffres, chatons de bague, des croix, ceintures, couvercles de boîtes, compositions florale, des citations, des chiffres, des emblèmes, des initiales, fleurs, des bouquets variés, grands sautoir avec croix, médaillons, des noeuds, des rameaux, des pendants d’oreille, paysages, des symboles, tabatières, tableaux ,des tresses, des cheveux tissés, des anneaux de guerrier portant leurs chiffres, des arabesques, des devises, des dates, des noms, monture des ceinture et bracelet élastiques.

les cheveux du bébé, la 1er mèche coupe de l’enfance,

durant les fiançailles, lors du mariage, évoquent la fidélité de l’amour

l’arbre généalogique les membres de la famille

Les artistes en cheveux étaient le plus souvent des coiffeurs, il fallait une grande patience et une grande dextérité, de l’ingéniosité, du temps et de la technique. Suite à la révolution les coiffeurs se retrouvaient avec une baisse de travail car les coiffures devenaient courtes, elles étaient totalement différentes des coiffures du règne passé qui demandaient un énorme travail de préparation, de pose de postiches, de coiffage. La mode était aux cheveux courts, soit pour toute la chevelure, soit sur la partie avant, les coiffure étaient plates, petites têtes ou avec du volume sur l’arrière de la tête. Les additifs du siècle passé n’étaient plus utilisés, la poudre avait presque disparue des coiffures, seul s’utilisait la pommade, le postiche lui aussi n’était plus guère utilisé.Par ce retour à la simplicité des coiffures, les coiffeurs avaient du temps à revendre et ils le comblérent par cette activité déjà un peu présente dans le passé, la réalisation d’ouvrages en cheveux. Conséquence identique pour le perruquier avec même un arrêt d’activité plus important car il y avait arrêt du port de la perruque pour les hommes.

Les bijoutiers étaient aussi de la partie en agrémentant le travail des coiffeurs

Technique

Pour la réalisation d’un ouvrage il faut au départ préparer les cheveux , les faire bouillir pour les rendre plus souple, et une boîte à outils pour du matériel, préparer de la colle de poisson ,ou de la colle végétale ,du liquide chimique pour assouplir les cheveux, du blanc d’ivoire pour teinter les culots, des emportes pièces pour toutes les fleurs, ainsi que 2 ou 3 pinceaux ficelle c’est à dire très fin, deux bâtonnets d’ivoire, un plat un autre pointu, un ciseau pointu fin et le support sur lequel vous allez travailler.

Il faut dessiner votre sujet à l’avance sur un support tel que, une plaque d’ivoire, de porcelaine, du verre, de la soie, du carton ou sur un fond de papier blanc. Réaliser votre dessin au crayon taillé très fin puis avec un pinceau ficelle recouvrir de colle les trait du dessin,

Puis mouiller avec la salive les poils d’un pinceau pour prendre un cheveu à la fois et le placer sur le trait du dessin tout en lui faisant suivre le tracé du crayon, recommencez la pose de cheveux pour couvrir totalement le dessin.

Exemple pour donner la forme d’une feuille d’arbre, on prend un paquet de cheveux, on le frotte sur la colle, puis avec le bâtonnet d’ivoire on l’aplatit sur une glace en plaçant les cheveux collées bien parallèlement les uns aux autres, quand le paquet est sec on les décolle de la glace et on découpe dans la forme voulue.

Pour faire des cheveux légèrement courbe on se sert d’un petit fer chauffé pour courber les cheveux en les pinçant ou en appliquant le fer sur le paquet de cheveux.

Pour avoir un cheveu sans fin il faut préalablement le collé bout à bout avec un autre cheveu par de la gomme arabique ou adragante.

Pour réaliser un cordon on procède de la même façon que les dentellières, le travail se fait aux fuseaux, le cordon se réalise avec des fuseaux de cheveux, un fuseau de cheveux contient 12 cheveux, sur un métier pouvait se trouver 24, 36, 60 fuseaux.

Avec cette méthode on pouvait réaliser une tresse serpent, tresse ronde, tresse carré à anneaux, tresse ronde à maille tricot, tresse à maille à jour sur le côté, tresse plate cannelé, gance plate, manière de rallonger une tresse, cordon torse ,tresse a cable, tresse carré.

Pour former un tissu de cheveux, ceux-ci sont tissés, entrecroisés, autour de moules, le tissage des cheveux prend aussi le nom de parquet car on trouve dans le médaillon des cheveux entrecroisés formant le dessin d’un parquet en bois de nos maisons.

Les ouvrages en camaïeux sont des cheveux peints, la colle est coloré et diversement appliquée sous les cheveux.” Le camaïeux était très à la mode au XVIIIe siècle, pour réaliser un camaïeux on n’emploi que les divers tendance d’une seule couleur.

L’ouvrage terminée il est disposée dans divers cadre, exemple, en bois noirci, en bois doré, le plus souvent de forme ovale et de couleur noire avec un verre bombé, ou garnissait l’intérieur d’un médaillon, d’une bague, d’une tabatière, sur la couronne de la mariée. Pour les grands sujets en tableau, suivant la grandeur et la forme du support on peut faire un tableau de n’importe quel sujet.

Pour les sujets d’orfèvrerie le montage final peut être confié au bijoutier qui va l’enrichir d’éléments divers, de fermoirs, de joaillerie, ou au tabletier.

Pour faire des petits points sur le tableau l’artiste utilise de la poudre de cheveux qu’il a hachés très finement .

Dessinateur en cheveux

Les artistes en cheveux ou les coiffeurs travaillaient avec méthode, ils avaient besoin d’un guide pour réaliser leur ouvrage, ce guide est un dessin précis réalisé au crayon à pointe très fine sur lequel l’artiste plaçait les cheveux, ce dessin pouvait être réalisé par eux mêmes mais aussi par un spécialiste, le dessinateur en cheveux. Il y avait des artisans qui étaient spécialisés comme dessinateurs en cheveux, pour faire le plan d’un dessin, d’une oeuvre, qui était ensuite réalisé par un autre artisan.

Le dessinateur en sujets était une spécialité dans ce métier, vers 1840 certains avaient présenté aux artisans intéressés des catalogues de dessin montrant toute une gamme de croquis, profanes ou religieux, de différentes grandeur et de différentes difficultées, il ne reste plus à l’homme de l’art de recouvrir le dessin en suivant exactement le trait de crayon.

Vers 1884. La maison Florentin 5, rue d’Enghien, Paris, maison fondé en 1839, proposait tout un ensemble de produits et de matériels nécessaire pour le travail des ouvrages en cheveux ainsi que de la formation et trois albums didactique de dessins, tresses et de bijoux.

Publicité pour les ouvrages en cheveux

Le 10 novembre 1836, le quotidien “Petit courrier des dames” publiait sur la découverte de Monsieur Croisat, coiffeur rue de l’Odéon à Paris, par un procédé ingénieux il réalisait des fleurs en cheveux sur de longues épingles, la réalisation de fleurs artificielles en cheveux était en parfait accord avec les sentiments de l’époque, elles étaient placées dans la coiffure à l’emplacement des touffes, soit en dessous ou en dessus du peigne ou entre les noeuds de cheveux.

La maison Charles Lemonnier 10 Bd des Italiens, Paris, ils sont bijoutier et dessinateur en cheveux, bracelets, broches, bagues, épingles ,boutons, chaînes, médaillons, boucles d’oreilles, fantaisie diverses en cheveux, paysages, attributs, chiffres, fleurs, sujets artistiques, broderies, application de la photographie aux sujets en cheveux. Fournisseur officiel d’oeuvres à la Reine des Français.

Bénard H Bailly rue de Grenelat n°49 artiste en cheveux, colliers, bracelet ceinture, bague, boucles d’oreilles, bouton de chemise, cordon de sécurité épingles sujets allégoriques, on tresse devant les personnes qui le désirent.

Trafic de faux vrais cheveux

La profession de l’artiste en cheveux repose entièrement sur la confiance,

L’homme de l’art doit jouir de la confiance de son client, de sa bonne foi, de son honnêteté car les cheveux apportés sont précieux, ils sont d’un être cher, la trahir devient un véritable crime, est de remplir eux mêmes avec loyauté la tâche qui leur était confié car certains avaient recours à des substitutions, il fallait que l’artiste en cheveux réalise son oeuvre qu’avec les cheveux apportés, et non comme certains artisans peu scrupuleux qui se servent de cheveux qu’ils ont récupéré auparavant.

La réputation est vraiment obligatoire pour s’attirer une clientèle. Certains artisans peu scrupuleux n’hésitaient pas à remplacer les cheveux confiés par des cheveux conservés à l’avance pour des facilités d’apport réduit, de coloris ou de souplesse. D’autres faisait sous traiter la réalisation de la commande par un confrère plus compétent qu’eux.

Bijoux en cheveux de Monsieur Alexandre de Paris

Les bijoux en cheveux ont une histoire, au XVIII siècle la Reine Marie Antoinette perdit ses cheveux à la naissance de Madame Royale, ses médecins se consultérent, le coiffeur Léonard décida de couper les cheveux de la Reine. Pour donner de l’éclat à son acte, il conseillérent à Marie Antoinette de charger son joaillier d’inventer des bijoux qui limmortaliseraient les cheveux royaux, une mode était lancée. Il y eu le collier fait avec les cheveux de la famille royale.Les peintres s’en mêlérent en dessinant des canevas que l’on broda en cheveux, après la révolution la mode revint sous le directoire et L’Impératrice Joséphine la relança.

La Restauration avec la Duchesse d’Angoulême et la Duchesse de Berry vit refleurir cette mode

Sous le roi Louis Philippe, le romantisme amena l’épanouissement de la production des bijoux en cheveux, c’est ainsi que la reine Marie Amélie portaient d’extraordinaires bijoux en cheveux ainsi que Malibran Rachel.

Cette mode devait atteindre ses sommets sous le second empire et s’étendre avec les chaînes de montres offertes par les dames de la cour à leurs galants en même temps que leurs cheveux, des chefs-d-oeuvres furent réalisés. Après la commune en 1875 cette mode prit un caractère funéraire, puisqu’on perpétue la mémoire d’un être cher grâce à des tableaux et des médaillons, vers 1925 ces bijoux en cheveux disparurent.

Référence = Bijoux en cheveux de Monsieur Alexandre de Paris, Inter coiffure

Les métalliques

Les métalliques sont aussi appelés ressorts ce sont des bandes métalliques peu large et fine d’épaisseur qui servent à enserrer la tête pour maintenir la perruque, le toupet, les touffes ou la barbe.

Voir Croisat le Napoléon de la coiffure.

Grâce à ces ressorts les perruques et les toupets étaient adhérents à la tête. Ils étaient incorporé à l’intérieur de la perruque ou du toupet, ou ils étaient invisible. Pour la perruque les ressorts la plaque surtout sur les bordures des angles frontaux.

Le tout début, le point de départ, était un chaudronnier de la République et de l’Empire, le père Leblanc qui façonnait les ressorts pour les casques de l’armée selon les conformations de la tête et ne souffrait pas la moindre observation.

C’est grâce aux techniques des mécaniciens et des horlogers qui réalisaient des ressorts à lame fines et polies avec des rivets délicats peu épais de la traverse avec de l’acier en trempe douce que des carcasses métalliques légères ont vues le jour .

Les bandes d’acier subissaient une modification qui s’appelait la trempe douce. Les ressorts en acier a trempe sèche cassaient dans les mains si on cherchait à les tordre, on ne pouvait pas modifier leur courbure. La trempe douce permettait de modifier soi même la forme des ressorts pour en diminuer ou augmenter la pression, ils pouvaient même être coupées avec des ciseaux un peu fort.

Publicité Mrs Guillaume, boulevard des Italiens, vends les nouveaux ressorts anglais en acier pour les tempes et les oreillons des perruques, ils ont un petit anneau à chaque bout qui sert à les fixer sans qu’en aucun cas le ruban puisse être crevé, on trouve aussi dans son magasin des ports de touffes perfectionnés.

Fabrique de métalliques par gustave Boudon, rue saint martin n° 10 a Paris, ces articles confectionnés avec soin et d’une vente courante, sont offerts à des conditions qui ne redoutent aucune concurrence, à savoir métalliques à 2 lames, ouvertes, fendues, oreillers à tempes, cintré formant la raie de cher, métalliques pour bonnets de dames, pour chapeaux.

Les toupets métalliques , “ toupet = touffe”, à cette époque “1840”, les hommes portaient sur et devant les oreilles des grosses touffes bouclées en hauteur, certains hommes avaient besoin de les avoir postiche.

Pour la barbe et le menton avec une attache derrière les oreilles. Les ressorts se posaient qu’après la pose du ruban de monture attendu que le ressort se fixe par dessus.

On trouve aussi des peignes métalliques qui servent à soutenir le chapeau.

On pouvait trouver des ressorts de différentes formes, forme numéro 1, toupets a 3 ressorts pour perruque ordinaire des hommes à barbe grise, l’oreillon descend aussi bas qu’il le faut, forme numéro 6, propres aux hommes qui ont les faces naturellement bien fournies.Les faces étaient le devant du visage. Forme numéro 7 a tempe et a fourche pour toupet dégradé avec raie de chair. Ainsi que la forme numéro 8, coiffures de soirée.

B

La brosse à réservoir

Monsieur Croisat, rue des archers n°33 à Paris, invente la brosse à réservoir, elle fut présenter à l’Exposition de 1839 et fut nommée “brosse merveilleuse”

Voir Croisat le Napoléon de la coiffure.

Descriptif de la brosse à réservoir, brosse dont le manche était creux et pouvait donc contenir un liquide. Le réservoir était en fer blanc, il possèdait un petit robinet qui une fois ouvert permetait au liquide de s’échapper au milieu des poils de la brosse. La brosse à réservoir se présentait en plusieurs versions pour la coiffure, pour le lavage des dents, des ongles, pour la barbe vu que chacunes contenait le cosmétique qui lui était propre.

Aujourd’hui “ 1840 “ on pouvait acheter des brosses à réservoir avec le manche en métal, ou en cristal qui remplace le fer blanc, manches en cristal avec garniture en ivoire, elle était aussi vendu en bois de palissandre, d’acajou, ou en bois de citronnier naturel sans vernis ni peintures, d’autres en bois peint , en cristal, en étain, en os, en métal avec un décor à filets.

En brosse a dents, elle se présente avec un manche en cristal, et une décoration sur le réservoir en forme de toile d’araignée., brosse fine, peu épaisse, le réservoir pouvait contenir de l’eau dentifrice ou l’eau du fumeur.

Chaque brosse avait un but précis, pour la chevelure, pour le cuir chevelu, pour le lissage des cheveux, pour les bandeaux des côtés, pour les dents, pour les ongles, pour la barbe, en pinceaux.

, de la gelée brillantine, de l’huile philotrique liquide, de l’eau dentifrice des fumeurs, de la crème d’amande liquide.

L’avantage de la brosse à réservoir était ne pas avoir à retourner prendre du cosmétique régulièrement, on gagnait du temps si l’on considérait le nombre de fois qu’on était obligé de retourner. En cours de coiffage grâce à la brosse à réservoir le coiffeur ne se salit pas les mains.

Pour se nettoyer la tête, éliminer les pellicules du cuir chevelu, on remplit le réservoir d’eau athénienne pour faire partir les mille pellicules qui étouffent les racines des cheveux et ternisse le lustre que la coiffure doit avoir.

Pour lustrer et lisser la chevelure, le réservoir contenait de l’oléine qui est une huile mi-concrète et brillante qui remplaçait le philicome et vallait mieux que l’huile antique attendu qu’elle ne dessèchait pas les cheveux; l’oléine se répandait dans la chevelure pendant la réalisation de la coiffure.

La brosse à soies courtes permettait de se dispenser de l’emploi du démêloir, elle donnait du fion aux coiffures hommes. (le fion, était ce qui est bien fait, qui était achevé). Les soies courtes étaient implantées inclinées sur l’arrière, elles n’étaient pas droites mais inclinées sur l’arrière ce qui permettait quand on la passait dans la chevelure d’avoir les soies qui pénètrent vraiment à l’intérieur des cheveux. La brosse à réservoir contenaitt de la bandeauline est fort commode pour faire les rubans de cheveux.

Monsieur Croisat explique “ la coiffure terminée, je prends la brosse à réservoir pour lustrer et lisser mon arrière de coiffure je fais aller la clé pour que l’huile oléine sorte”.

Le prix de la brosse à dents garni de vermeil est de 72 francs, en argent de 60 francs, en ivoire de 42 francs, le manche en cristal décorée d’une toile d’araignée est de 30 francs.

En brosse pour laver les ongles montée avec des soies raide. Le prix avec une tête en buffle est de 27 francs, le manche en cristal garni d’ivoire de 60 francs.

En brosse blaireau pour savonner la barbe, elle accélère le travail du barbifiage (action de se raser) le réservoir contient le produit moussant .

O

1834 / 1839 /03
Livre Cent-un page, 50, 53 88 / 1839 ,1864
Réclame de janvier 1864.

Ondulation Marcel Gratteaux 1857

Le fer Marcel, une tige et une gouttiére, les crans, l’ondulation, le début de la grande mode des coiffures crantées, il est l’innovateur des crans au fer c’est Marcel Gratteau.

Marcel Grateau ,était né le 18 octobre 1852 à Chauvigny dans la Vienne, Marcel et sa femme arrive à Paris à l’âge de 18 ans, il fait venir sa mère qui vit avec eux .

Il apprends la coiffure pendant 2 ans puis il s’établit en boutique a partir de 1874, sa clientèle était des cocottes de Montmartre.

Sa mère était coiffée avec des bandeaux et avait une ondulation naturellement ce qui l’intrigué beaucoup. De 1872 à 1875 pendant 3 ans Marcel faisait constamment des essais et serpentait aux fers chaud ses cheveux pour former des ondulations comme sa mère mais cela ne donnait que des crans serrés, jamais son travail ne ressemblait aux vagues naturelles de sa mère.

Piqué par le désir de la perfection il se mis a chercher comment réaliser les vagues de la nature, l’ondulation des cheveux comme les avait sa mère ,

A force de persévérance et après un grand nombre d’essais plus ou moins malheureux un beau jour le résultat apparaît. Ce jour là, il se servit de ses fers en les tenant à l’envers c’est à dire la tige creuse en dessous et le tige pleine par dessus, c’était une première évolution vers le résultat final car il a fallu encore du temps pour acquérir une technique précise au fer pour donner à chaque changement de courbe une arête haute suivi d’une courbe à droite et dans le rang suivant une courbe à gauche.

Comme il était très persévérant, tenace, il réussit à maîtriser tous les obstacles de l’ondulation naturelle. Sa technique devenait de plus en plus précise grâce à son grand nombre d’expériences et la forme de ses coiffures évolua

C’est en 1875 que sa première ondulation sur une cliente était réalisée, insensiblement sa méthode s’améliorait, se diffusait dans la clientèle.

Le 1 Avril 1882 changement d’emplacement, il s’installe au n° 2 de la rue de l’echelle à Paris.En 1885 ( 3 ans après son installation ) sa maîtrise de l’ondulation était reconnue. De 1875 à 1887, il a fallu 12 ans pour que l’ondulation s’impose à la clientèle mais surtout aux coiffeurs.

C’était une grande révolution qui se faisait jour, révolution technique, artistique, et commerciale, les journaux parlèrent de sa découverte, sa clientèle se transforma, augmenta, son salon ne désemplissait plus. Il connaissait la gloire capillaire pour avoir ondulés l’actrice très populaire Jane Hading, suivi par Liane de Pougy et Cléo de Mérode ou plus tard Joséphine Baker. Avant personne ne le connaissait dans la clientèle féminine élégante

Marcel a lancée la mode de la coiffure ondulée plate attachée dans la nuque, ce qui était tout à fait différent des réalisations des autres coiffeurs avec leurs coiffures volumineuse, en coques, en huit, avec l’aide de postiches. Ne sachant pas faire, gonflé d’orgueil ils proclamaient la mort de l’ondulation,. que peut faire un modeste coiffeur contre des coiffeurs a la grande réputation.

Le monde de la coiffure surtout le cercle des coiffeurs réputés continuèrent à faire des fausses ondulations plus ou moins creuses, plus ou moins vaguèes qui n’avaient aucun rapport avec le travail de Monsieur Marcel. Ils ne savaient pas faire, ils essayaient de l’imiter et ils se donnaient le titre d’onduleurs alors qu’ils n’était que des simples manipulateurs .

L’on pouvait voir au spectacle des Lionnes ( les femmes à la mode ) avec de beaux chignons ouvragés et un tour de tête avec des écrasements au fer, ou des faux crans pas maîtrisés et d’autres Lionnes avec des devants de coiffure vaguée ondulée du plus bel effet, c’était le travail de Monsieur Marcel.

Sa clientèle devaient de plus en plus importante, il travaillait seul et ne pouvant pas répondre à toutes les demandes il sélectionnait sa clientèle par le prix de son travail, il augmentait le prix de son travail qui atteignit des sommes astronomiques.

Le maître faisait payer 500 francs l’ondulation alors que ses confrères prennent de 10 à 20 francs.

Il ondulait du matin au soir à raison d’une cliente toutes les trente minutes, il gagnait une grande fortune, il ne faisait que travailler, il décidait de se retirer quand il aura gagner un million, il l’atteignaint en 1897 ( il lui a fallu 15 ans ) et décidait de se retirer.

Marcel était le seul à réaliser des vagues au fer avec sa méthode, que ce soit à Paris et en France, elle ne put pas se développer rapidement.Il faudra des années pour que sa méthode s’impose dans la profession.

Monsieur Marcel ondulait à la mèche, mèche par mèche en commençant par le devant, il ondulait toutes les épaisseurs et c’est au bout de quelques années en 1888 que Mrs Perrin du faubourg Saint-Honoré qui par espionnage, compris le tour de main de Marcel et l’améliorait par l’ondulation au peigne, c’est à dire en introduisant le fer dans la masse des cheveux.

Marcel publie sa méthode en 1897 dans la Coiffure Française Illustrée, il s’éteint en 1936 à l’âge de 84 ans en ayant fait fortune.

Compilation tirée de plusieurs ouvrages celui de Mrs René Rambaud ,le journal des coiffeurs, la mode illustrée, le bon ton, la corbeille, le petit courrier des dames, l’art du coiffeur, les cent et un coiffeurs de tous les pays, le moniteur de la coiffure.